Quoi manger en cas de pancréatite aiguë

La pancréatite aiguë est une sécrétion importante et inappropriée par le pancréas d’enzymes protéolytiques qui ne peuvent pas être évacuées dans le système canalaire pancréatique vers le duodénum. L’irritation de la graisse péripancréatique par ces sécrétions provoque une « auto-digestion » et une réaction inflammatoire qui va aggraver les lésions. Il en résulte une difficulté à libérer les substances enzymatiques d’origine pancréatique. 

La raison pour laquelle cela se produit est probablement due à l’ingestion d’un trop grand nombre d’aliments qui provoquent un effort excessif du pancréas. L’une des causes les plus en amont de la pancréatite aiguë est provoquée par le foie qui, pour diverses raisons, est incapable de produire suffisamment de bile pour pouvoir dégrader les aliments. Lorsque ces derniers doivent être soumis à l’action des sucs du pancréas, n’étant pas suffisamment transformés par l’action de la bile, ils finissent par créer une sorte d’occlusion des canaux excréteurs pancréatiques.

Symptômes de pancréatite aiguë

Symptômes de la pancréatite aiguë

Les symptômes de la pancréatite aiguë sont :

  • une sorte de barre de douleur, qui nous fait pencher en avant
  • une inappétence pour tout type de nourriture qui nous est proposée. 

Ceci exprime de façon claire la présence d’un mécanisme de défense de l’organisme en difficulté, car, dans cette situation, n’importe quel aliment pourrait stimuler davantage la sécrétion des enzymes pancréatiques. 

Il est important de souligner cette absence totale d’appétit dans la pancréatite aiguë, car les douleurs violentes de la région épigastrique peuvent aussi être associées à des troubles aigus du système hépatobiliaire. Dans ce deuxième cas également, nous pouvons avoir un refus de s’alimenter, mais si un aliment qui aide le travail hépatobiliaire est proposé, nous manifestons immédiatement un appétit spécifique.

Pour en revenir à la pancréatite aiguë, dans les cas moins violents, une période de jeûne de 4 à 7 jours est normalement recommandée, après quoi on peut reprendre à ingérer des aliments.

Indications alimentaires en cas de pancréatite aiguë

Il est possible, même avant la fin de la période de jeûne, de proposer à l’organisme des aliments ayant des caractéristiques particulières. 

  • Ils ne doivent pas être trop riches en glucides
  • La cellulose des végétaux doit être évitée, car elle constitue un stimulant mécanique de la sécrétion et elle serait de toute façon décomposée en glucides. 
  • Afin d’éviter la stimulation mécanique, il est bon de proposer des aliments liquides ou semi-liquides.

La meilleure solution est de commencer par des aliments à faible teneur en glucides, en cellulose et légèrement acides. Par exemple, un jus frais (ou extrait) de fenouil ou de céleri. 

En utilisant un extracteur de jus, l’aliment n’est pas profondément modifié, car il conserve tous ses oligo-éléments et son eau de végétation. Quant aux fibres, la cellulose est presque totalement éliminée par l’extracteur et il reste principalement les fibres hydrosolubles, potentiellement nocives uniquement pour leur teneur en glucides, mais sans stimulation mécanique.

Dans cette situation d’engorgement des sucs pancréatiques, la première nécessité n’est pas d’inhiber leur production, mais de favoriser leur écoulement.

Dans une phase qui n’est pas encore trop aiguë de la maladie, on peut « forcer » le blocage avec une stimulation accrue de sucs pancréatiques qui peuvent dilater les canaux excréteurs et surmonter la tendance à la stagnation. Pour ce faire, il est nécessaire de proposer un aliment comme la viande qui, dans sa digestion, nécessite une quantité considérable de ces sucs.

Dans une pancréatite aiguë, on peut forcer le blocage avec une stimulation accrue de sucs pancréatiques.

Pour guérir d’une pancréatite aiguë les légumes crus sont strictement interdits, sauf s’ils sont proposés sous forme d’extrait frais. Ne les utilisez donc jamais tels quels, car ils peuvent être source d’irritations sévères pour le pancréas.

Quant aux matières grasses, les seules utilisables en phase aiguë sont celles d’origine végétale, comme l’huile d’olive crue. Dans les rares cas d’intolérance à l’huile d’olive, et dans la nécessité d’utiliser une graisse animale, celle-ci doit toujours être utilisée crue : par exemple, sur un filet de viande grillée, on ajoutera une noisette de beurre une fois servie dans l’assiette, jamais pendant la cuisson.

Dans les phases suivantes qui conduisent à la guérison, l’alimentation sera gérée en suivant ces directives générales tant que la douleur persiste et que l’observation des selles aura démontré l’action exercée par des sécrétions pancréatiques anormales.

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