Que manger en cas de diabète sucré

Le diabète sucré, nommé autrefois le diabète de l’âge mûr, est devenu très répandu depuis que l’industrie nous a facilité l’accès aux produits très riches en glucides. 

Que manger en cas de diabète sucré ?

Comment l’organisme gère les sucres ?

Les glucides sont des composés organiques constitués de carbone, d’hydrogène et d’oxygène, appelés également hydrates de carbone, sucres complexes ou saccharides. Ils sont transformés par l’organisme en sucres plus simples à utiliser. Pour mieux comprendre les causes du diabète et comment en guérir, il est important avant tout de comprendre comment l’organisme gère les sucres.

Lorsque nous consommons des aliments contenant des glucides, ceux-ci sont décomposés afin d’obtenir du glucose, un sucre très simple que l’organisme utilise pour produire de l’énergie. 

Le glucose est la forme de sucre que le sang véhicule vers chacune de nos cellules. Il constitue le carburant privilégié de certains tissus, en particulier du cerveau, lequel ne peut pas fonctionner normalement sans glucose. De nos jours, néanmoins, il est beaucoup plus courant de connaître un excès de glucose plutôt que sa carence, ce qui est bien plus dangereux.

L’industrie alimentaire met sur le marché des produits à base de céréales et de sucres, qui contiennent de très grandes quantités de glucides. C’est ainsi qu’en consommant régulièrement du pain, des pâtes, du riz, des viennoiseries, des céréales pour le petit déjeuner, des biscuits, des gâteaux, des crackers, … nous nous retrouvons avec un excès de glucose dans le sang, puis dans les tissus. 

Depuis l’enfance, l’être humain est attiré par le goût sucré. En faisant levier sur cette attraction naturelle, on ajoute des ingrédients sucrés même dans les plats salés. Il en résulte une consommation accrue de sucres, et donc de glucides, qui mène à de nombreux dysfonctionnements dont le diabète.

La fabrication moderne du sucre a entraîné des maladies complètement nouvelles.

L’auteure Danièle Starenkyj, dans son œuvre Le mal du sucre, reprend les mots du docteur Robert Boesler, lorsqu’il affirme en 1912 : 

« La fabrication moderne du sucre a entraîné des maladies complètement nouvelles. Le sucre du commerce n’est rien d’autre que de l’acide cristallisé. Si dans le temps passé, le sucre était tellement cher que seuls les riches pouvaient se permettre de l’utiliser, cela était du point économique national, sans conséquence. Mais aujourd’hui, alors qu’à cause de son prix bas, le sucre a entraîné la dégénérescence du peuple, il est temps d’exiger une mise en garde nationale. La perte d’énergie par l’usage du sucre au siècle dernier et au début de ce siècle ne pourra jamais être rattrapée car elle a laissé sa marque sur notre race. »

Danièle Starenkyj, en collectant des informations de plusieurs sources spécialisées nous rappelle que : 

  • En 1925, le sucre a été reconnu responsable de plusieurs maladies et de l’obésité
  • Quelques années plus tard, on entend dire que les sucres apportent des calories sans aucun apport nutritionnel, en générant une véritable dépendance
  • Vers la moitié du siècle, le sucre est associé à la carie dentaire, alors que l’on réalise progressivement que le corps des personnes qui consomment régulièrement des produits sucrés s’affaiblit et qu’il devient moins résistant aux maladies infectieuses

Toujours dans le même livre, l’auteure sélectionne deux affirmations que nous reconnaissons comme étant très significatives : 

  • Celle du Dr John Yudkin, qui écrit en 1970 : «Premièrement, il n’y a aucun besoin physiologique pour le sucre. Tous les besoins de la nutrition humaine peuvent être complètement comblés sans avoir à prendre une seule cuillerée à thé de sucre blanc, de sucre brun ou de sucre brut, tel quel, dans les aliments ou dans les boissons. Deuxièmement, si seulement une petite fraction de ce qui est déjà connu au sujet des effets du sucre devait être révélée et mise au compte d’un quelconque additif alimentaire, cet additif serait promptement interdit.»
  • Et celle du Dr Abram Hoffer, qui affirme dix ans plus tard : «le sucre produit une assuétude aussi grave que n’importe quelle autre drogue. La seule différence entre la dépendance envers l’héroïne et la dépendance envers le sucre est que le sucre n’a pas besoin d’être injecté, il peut être consommé immédiatement parce qu’il est disponible et il n’est pas considéré comme une plaie sociale. Cependant, la puissance de la dépendance au sucre est aussi forte que la dépendance à l’héroïne».

Danièle Starenkyj nous invite à réfléchir sur la question de savoir comment, depuis plus de quatre siècles, la consommation de sucre a rendu l’être humain de plus en plus fragile au point de vue physique, mais aussi moral et intellectuel, en le conduisant à l’hypoglycémie.

Qu’est-ce que l’hypoglycémie ?

L’hypoglycémie est bien souvent un des signes précurseurs du diabète et elle se manifeste par une baisse soudaine du taux de glucose dans le sang, alors que le contraire se produit dans le cas du diabète. 

Tous les aliments contiennent des glucides qui peuvent être transformés en glucose par l’organisme, mais en proportions variables. 

Les produits riches en glucides, comme les aliments à base de céréales et ceux qui contiennent des sucres ajoutés, sont responsables d’une augmentation soudaine et excessive de glucose dans le corps. Au contraire, dans les aliments tels que les légumes, les viandes, les œufs, les poissons et les fruits oléagineux, les glucides sont présents en quantités plus faibles. Leur transformation en glucose se produit plus lentement, permettant ainsi de conserver un niveau de glucose constant.

La constance du niveau de glucose élimine le risque de faiblesse dans les activités de notre organisme, y compris l’activité cérébrale. En conditions normales, il reste autour de 1 gramme par litre de sang

Notre corps peut supporter sans dommages des variations qui vont de 0,8 à 1,2 grammes par litre de sang. Mais si nous consommons régulièrement des aliments trop riches en glucides, la quantité de glucose dans le sang sera continuellement sujette à des variations importantes, qui seront tôt ou tard la source de problèmes de santé.

Lorsqu’on dépasse les 1,2 grammes par litre, le pancréas intervient en sécrétant de l’insuline, une hormone dont la fonction est de réduire le sucre sanguin. Cette hormone produite seulement lorsque l’organisme est en bonne santé, permet de véhiculer le glucose en excès jusqu’au foie et aux muscles, où il est transformé d’abord en glycogène, puis stocké en graisse. Le glucose transformé en graisse est la principale cause de l’obésité.

Au contraire, dans les moments où cette valeur descend en dessous du seuil physiologique de 0,8 grammes par litre, l’énergie musculaire baisse rapidement et nous nous retrouvons en hypoglycémie. Cette situation nous donnera l’envie de manger à nouveau des aliments riches en glucides pour récupérer le taux de glucose élevé qui nous fait nous sentir plus performants. Si nous renouvelons régulièrement l’assimilation d’aliments riches en glucides, nous entrons alors dans l’hypoglycémie chronique, stade précédant le diabète.

Quels sont les symptômes de l’hypoglycémie ?

Quels sont les symptômes de l’hypoglycémie ?

Le glucose est une source d’énergie immédiatement disponible pour le cerveau et pour le système nerveux central, qui vont ressentir les premiers les effets de son manque. En état d’hypoglycémie, nous connaissons rapidement :

  • Perte de la concentration
  • Tendance à l’endormissement
  • Troubles visuels
  • Maux de tête
  • Anxiété
  • Nervosité
  • Négativisme
  • Dépression
  • Peur
  • Envie de grignoter

Les effets de l’hypoglycémie se manifestent ensuite sur tous les organes, en nous procurant :

  • Faiblesse musculaire
  • Fatigue chronique
  • Troubles du système digestif
  • Affaiblissement du système immunitaire
  • Troubles cardio-vasculaires
  • Frilosité
  • … 

Autres facteurs responsables de l’hypoglycémie

L’hypoglycémie s’aggrave quand, à la consommation d’aliments riches en glucides, nous associons le stress, l’alcool et/ou le tabac

➡️  Le stress, quelle que soit son origine, génère des tensions qui provoquent des réactions de l’organisme. Les situations anxiogènes pouvant générer du stress sont diverses. Le trac avant de parler en public, la tension pendant la conduite, la compétition professionnelle ou relationnelle, l’insécurité au travail, les prêts immobiliers, … sont ressentis comme des dangers et l’organisme y répond en sécrétant de l’adrénaline

Dans la plupart des cas, cette réaction a lieu en nous sans que nous puissions la maîtriser, car il s’agit d’une réponse autonome du corps pour survivre aux dangers qui le menacent. En effet, l’adrénaline permet de suralimenter soudainement les muscles, en leur permettant de disposer d’une efficacité maximale pour fuir ou combattre. De nos jours, les dangers qui nous menacent demandent une réponse essentiellement intellectuelle, plutôt que physique et musculaire. Néanmoins, l’organisme n’a pas adapté son fonctionnement à la façon de vivre actuelle.

Au moment où l’adrénaline est sécrétée, le glycogène emmagasiné dans les muscles est relâché, puis transformé en glucose qui entre rapidement en circulation dans le sang pour permettre aux muscles et au cerveau de meilleures performances. Il se produit alors une augmentation du rythme cardiaque, de l’efficacité du système immunitaire et de la rapidité de coagulation du sang. Puisque notre réaction au danger n’est plus de type physique, le glucose mis a disposition n’est pas utilisé et se retrouve en excès. Dans un organisme en bonne santé, le pancréas réagit et secrète de l’insuline qui réduit rapidement le niveau de glucose, et conduit à l’hypoglycémie.

De nos jours, même si les situations de stress semblent difficiles à éviter, c’est à chacun de réfléchir à une façon de vivre qui corresponde aux capacités naturelles d’adaptation du corps humain.

➡️ L’alcool peut également provoquer une situation d’hypoglycémie, en générant d’abord une montée d’adrénaline, puis un affaiblissement musculaire et cérébral. La chute du niveau de glucose sanguin qui en résulte déclenche l’envie de boire davantage. Lorsque l’alcoolisme devient chronique même l’hypoglycémie se chronicise

➡️ La fumée de tabac et de cannabis provoque des crises d’hypoglycémie avec les mêmes réactions du corps que pour l’alcool.

➡️ On constate également des crises d’hypoglycémie suite à l’assimilation de jus de fruits, de sodas ou de stimulants tels que le café, le thé, le guarana et le maté.

De l'hypoglycémie au diabète sucré

De l’hypoglycémie au diabète

Quand le taux de glucose dans le sang est trop élevé, le pancréas sécrète l’insuline nécessaire à sa réduction. Cette opération se produit dans un corps en bonne santé, mais si nous persévérons dans la consommation d’aliments trop riches en glucides, nous imposons au pancréas d’intervenir avec une fréquence excessive, jusqu’à son épuisement. Lorsque le pancréas épuisé n’arrive plus à fournir l’insuline nécessaire pour maintenir le glucose dans les valeurs tolérées par l’organisme, l’hyperglycémie s’installe durablement. 

Le diabète se déclenche alors, indépendamment du poids corporel et de l’âge, provoquant l’apparition des symptômes suivants :

  • Problèmes rénaux
  • Troubles circulatoires
  • Baisse du cholestérol endogène
  • Surcharge graisseuse du foie
  • Troubles de la vue
  • Dysfonctionnements articulaires 
  • Réactions cutanées
  • Émission excessive d’urine
  • Soif intense
  • Déshydratation

Corrélés au diabète, peuvent également se manifester :

  • Troubles du comportement
  • Accidents circulatoires
  • Septicémie
  • Asthénie
  • Cancer
  • Atrophie mammaire
  • Aménorrhée et stérilité chez la femme
  • Impuissance chez l’homme
  • Angiomes
  • Couperose
  • Cirrhose
  • Ictère
  • Perte des cheveux
  • Affaiblissement des dents et des gencives
  • Anomalie des ongles

Que manger en cas de diabète sucré

De façon générale, pour améliorer une condition organique, il est nécessaire d’activer le métabolisme afin que les organes retrouvent leurs fonctions.

Même en cas de diabète l’alimentation quotidienne doit apporter soutien et énergie : ainsi, notre assiette ne doit pas manquer de quelques hydrates de carbone (énergie), de protéines (structure et soutien), de lipides (énergie de réserve et précurseurs d’hormones et d’anticorps), d’oligo-éléments et de vitamines.

Trois repas par jour suffisent : un petit-déjeuner, un déjeuner et un dîner.

  • Le petit déjeuner peut être composé d’une infusion ou un verre de lait et une tranche de pain grillé avec une cuillères à soupe de purée non sucrée de noisettes.
  • Le déjeuner sera composé d’une portion protéinée (viande, poisson, œufs, fromage) accompagnée d’un légume cuit, une tranche de pain et pour finir un légume cru.
  • Le dîner sera composé d’une demi portion de glucides (pâtes, riz, pommes de terre, orge, polenta, sarrasin), d’un légume cuit différent de celui du déjeuner et d’un légume cru différent de celui du repas précédent.

C’est un régime de base auquel il faut apporter des modifications en cas de sensibilité particulière à certains aliments. 

Comme vous pouvez remarquer, une personne à tendance diabétique ou à déséquilibre glycémique ne pourra pas terminer ses repas par des fruits ni par un dessert quelqu’il soit. Ils seront judicieusement remplacés par des légumes crus.

En cas de diabète, on évitera également les cafés, les thés, le guarana, le maté, les jus de fruits, les sodas et toutes les boissons alcoolisées, car elles déclenchent la sécrétion d’adrénaline qui fait augmenter la teneur de sucre dans le sang.

Il est indispensable de varier les menus, de séduire le palais avec des recettes appétissantes et d’envisager la possibilité d’utiliser à la fois des condiments crus et cuits.

L’hydratation de l’organisme, avec de généreuses quantités d’eau pure, sans substance chimique ni de minéraux, est fondamentale.

Dans tous les cas, la consommation de calories ne sera pas excessive; des quantités modestes d’aliments contribuent à accélérer la réhabilitation du pancréas.

➡️ Rappelons les propriétés antidiabétiques de la spiruline. Des effets anti-diabétiques ont été observés avec une supplémentation de 2 g de spiruline par jour pendant deux mois. (Parikh et autres, 2001).

Remèdes naturels contre le diabète sucré

Remèdes naturels contre le diabète

Peuvent également apporter une aide précieuse en cas de diabète : 

  • Des cures de désintoxication régulières
  • L’huile essentielle de menthe poivrée (stimule le pancréas et le foie, draine les reins, facilite la digestion, aide à réguler le rythme cardiaque et aide à réguler les hormones)
  • Le mouvement régulier : un sport plusieurs fois par semaines et (ou) au minimum 1 heure d’activité suffisamment physique par jour de type marche rapide, ménage, … Le mouvement permet d’éponger le surplus de sucre sanguin et aide l’organisme à restaurer les fonctions physiologiques.

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