Alimentation et diabète : autrefois et aujourd’hui

Alimentation et diabète aujourd’hui : l’intervention chimique de l’industrie alimentaire détruit l’équilibre des aliments, en rendant le diabète plus fréquent et dangereux chez les sujets dont le pancréas est génétiquement prédisposé ou endommagé.

Alimentation et diabète - autrefois et aujourd'hui

Les habitudes alimentaires d’autrefois 

Les habitudes alimentaires d’autrefois ont permis la survie de notre civilisation à de nombreuses maladies et dysfonctionnements de l’organisme. Par exemple, le diabète est une maladie causée par l’altération de gênes et, en tant que telle, elle aurait dû être fatale avant la découverte de l’insuline. 

Non seulement cela ne s’est pas produit, mais dans la civilisation d’autrefois, surtout paysanne, les sujets diabétiques ont survécu tout en restant fertiles, ce qui a conduit à la transmission de la maladie. Il semble que cela soit dû aux bonnes habitudes alimentaires de nos ancêtres, et notamment à la présence constante de graisses animales et de parties moins nobles des aliments. Le régime paysan d’autrefois n’a jamais été un régime à base d’aliments très raffinés. Par exemple, lorsqu’on utilise du chou frisé, aujourd’hui on se débarrasse généralement des feuilles externes, plus ou moins coriaces ou à la couleur trop foncée, pour ne consommer que les feuilles internes, plus tendres et plus claires.

En fait, les feuilles plus vertes et plus dures sont plus riches en chlorophylle, qui est un puissant hypoglycémiant. L’agriculteur d’autrefois ne le savait pas, mais il veillait à ne pas gaspiller la nourriture issue de son dur labeur. De cette manière, il accomplissait un acte propice à sa bonne santé. Dans les légumes, la nature fait coexister des facteurs stimulants et leurs inhibiteurs, des substances toxiques et leurs antidotes, permettant ainsi de ne pas causer de dommages à l’être humain tout en apportant le maximum de bénéfices. Des problèmes surviennent lorsqu’on isole et on utilise seulement des parties des aliments, avec tous les risques qu’une consommation déséquilibrée en nutriments comporte.

De plus, toujours dans l’alimentation paysanne d’autrefois, on utilisait beaucoup deux hypoglycémiants naturels :

  • l’ail, très précieux contre l’hyperglycémie surtout consommé cru
  • l’oignon, qui était davantage consommé cru, accompagné de salades vertes, haricots bouillis, tomates, etc. en plus d’être utilisé dans les préparations mijotées.

Autrefois il y avait aussi d’autres mécanismes de protection contre l’hyperglycémie, moins répandus aujourd’hui à cause des changements de mode de vie. L’un d’eux est la thermorégulation déclenchée, entre autres, par le travail à l’extérieur et l’absence de chauffage dans la maison. Aujourd’hui la vie est beaucoup plus sédentaire, et les locaux de travail et d’habitation sont plutôt bien chauffés. 

A cet égard, les personnes diabétiques savent bien que, lorsque la glycémie augmente, le premier réflexe est de bouger, ce qui leur permet de consommer une partie des sucres en excès. Ce comportement est aussi évident chez les enfants qui deviennent hyperkinétiques. Autrefois comme aujourd’hui, le mouvement permet d’éponger le surplus de sucre sanguin et aide l’organisme à restaurer les fonctions physiologiques.

Les habitudes alimentaires d’autrefois

Alimentation et diabète : l’industrie et les sucres ajoutés

Il existe aujourd’hui un risque plus important de diabète, lié à une teneur accrue en sucres ajoutés industriellement dans les aliments. Précisément parce qu’ils sont ajoutés, ces sucres ne sont pas ralentis par les cofacteurs présents dans les aliments naturels. Prenons par exemple la différence entre la purée de tomates et la tomate fraîche : la première est fortement hyperglycémiante, alors que dans les tomates fraîches, même si elles proviennent des serres et sont donc de moins bonne qualité, les sucres sont libérés plus lentement, grâce à la présence de vitamine C et d’oligo-éléments. Le pamplemousse pressé, pour citer un autre exemple, n’augmente pas autant le taux de glycémie que le jus de pamplemousse industriel.

L’intervention chimique de l’industrie alimentaire d’aujourd’hui détruit l’équilibre des aliments, en rendant le diabète plus fréquent et dangereux chez les sujets dont le pancréas est génétiquement prédisposé ou endommagé, par exemple, par une infection.

Même chez un individu en bonne santé, un régime avec une utilisation intensive de sucres ajoutés peut déclencher le diabète. Lorsque nous sommes pressés, nous privilégions surtout l’aspect pratique de l’alimentation industrielle, sans soupçonner le type et la gravité des dommages que nous infligeons à notre santé.

Les aliments industriels, élaborés pour assurer leur conservation, font monter rapidement la glycémie et, s’ils sont utilisés au quotidien, peuvent mettre en évidence l’insuffisance d’un pancréas qui déclenche alors une maladie. L’utilisation d’aliments industriels peut s’avérer nécessaire pour répondre à des besoins ponctuels, mais non pour la vie de tous les jours, qui doit plutôt privilégier les aliments frais et non transformés. Revenir à l’alimentation naturelle d’autrefois et s’inspirer des plats paysans du passé peuvent nous aider à retrouver un bon équilibre alimentaire.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *